...

"Le 12 février, une lettre ouverte était adressée à Franck Vandenbroucke, demandant la suppression du critère du QI de la réglementation Inami et appelant à ne pas en rejeter systématiquement la responsabilité sur les Régions (CRA) ou les Communautés (Enseignement) en la matière. À ce jour, les remboursements ne sont effectifs que dans ces centres conventionnés qui appliquent un traitement multidisciplinaire. La nomenclature prévoit, quant à elle, le remboursement à partir du critère du QI pour un accompagnement monodisciplinaire", explicite un communiqué de Solidaris. Des discussions sont actuellement en cours à la Chambre et au gouvernement pour tenter d'apporter une réponse à l'interpellation des familles et des associations. "L'application arbitraire du critère de QI constitue une discrimination à la lumière notamment de la Convention ONU relative aux droits des personnes handicapées, que la Belgique a ratifiée. Ce texte prime sur la nomenclature des prestations de santé, sachant que l'utilisation sans marge d'interprétation du QI est d'ailleurs de plus en plus contestée sur le plan scientifique", souligne Solidaris. "En tant qu'association représentant les personnes en situation de handicap, de maladies graves, chroniques et/ou invalidantes et en tant que Mutualité Solidaris, nous revendiquons l'accès aux droits pour toutes et tous, permettant de vivre dignement et d'avoir la liberté de porter des choix, notamment en matière de santé. Nous demandons dès lors au ministre de la Santé de lever les discriminations dans la nomenclature pour permettre à tous les enfants concernés de bénéficier d'une prise en charge logopédique monodisciplinaire. A fortiori lorsqu'une prise en charge multidisciplinaire, si elle s'avère indiquée, n'est pas possible faute de places disponibles."